lundi , 18 juin 2018
FILE PHOTO: U.S. President Donald Trump refers to amounts of temperature change as he announces his decision that the United States will withdraw from the landmark Paris Climate Agreement, in the Rose Garden of the White House in Washington, U.S., June 1, 2017. REUTERS/Kevin Lamarque/File Photo

Rétrospective 2017 : climat, le choc du retrait américain

Urgence, mise en garde, sonnette d’alarme… Les messages d’alerte sur la dégradation de l’état de santé planétaire et l’emballement des températures ont été plus nombreux que jamais en 2017. « C’est une bataille contre le temps et la fatalité. Il faut des actions concrètes pour changer notre société pour nos enfants et ne pas subir le changement climatique », a rappelé Emmanuel Macron au One Planet Summit, le sommet convoqué le 12 décembre 2017, par la France, pour les deux ans de l’accord de Paris. Un mois plus tôt, 15 000 scientifiques de 184 pays expliquaient dans un appel commun qu’« il [serait] bientôt trop tard pour dévier de notre trajectoire vouée à l’échec ».

La course de vitesse est d’autant plus difficile à remporter qu’un obstacle s’est dressé le 1er juin sur le parcours, avec le choix de Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l’accord scellé fin 2015 pour limiter la hausse de la température mondiale sous la barre des 2 °C. Depuis son entrée en fonction, en janvier, le président américain entretient la plus grande défiance à l’égard du multilatéralisme onusien.

« Pour Trump, il n’y a pas de monde à partager, analyse Amy Dahan, historienne des sciences et directrice de recherche émérite au CNRS. Mais le rejet de l’accord climat par la première puissance mondiale a inévitablement des impacts, elle fait des dégâts à l’intérieur des frontières américaines et crée un sacré handicap au niveau mondial. »

La nouvelle doctrine américaine, fondée notamment sur la relance des énergies fossiles, agit comme une mise à l’épreuve de la communauté internationale. Jusqu’ici, le ciment a tenu bon, et la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a même rallié les derniers pays opposés à l’accord.

« Regardons aussi la révolte des acteurs locaux »Le 23 octobre, la vice-présidente du Nicaragua, Rosario Murillo, confirmait le dépôt par Managua…

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