jeudi , 22 février 2018

TANGER À L’HEURE DES 1ÈRES RENCONTRES DE LA MAISON MÉDITERRANÉENNE DU CLIMAT

Tanger – Les travaux des premières Rencontres de la Maison méditerranéenne du climat (MMC) se sont ouverts, vendredi à Tanger, avec la participation d’une soixantaine d’experts, hauts responsables et de présidents des régions du pourtour méditerranéen.

Placée sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, cette manifestation d’envergure, initiée par la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, a pour vocation de définir les priorités d’action et les moyens à mettre en oeuvre pour faire progresser les territoires et l’économie de la zone méditerranéenne sur les questions climatiques.

Lors de la cérémonie d’ouverture de ces Rencontres, le président de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Ilyas El Omari, a souligné que cette manifestation est inspirée de la lettre Royale adressée aux participants de la 2ème MedCOP Climat de Tanger, tenue en juillet 2016 à Tanger, avec la participation de 340 experts, qui a été une occasion pour mettre en place un agenda de solutions pour implémenter des changements dans les collectivités territoriales et les secteurs productifs.

A travers l’organisation de ces Rencontres, le conseil de la région a veillé à préserver la dynamique enclenchée après la MedCOP Climat, et ce via la création de la MMC, qui ouvre ses portes à tous les acteurs et les porteurs d’initiatives (collectivités territoriales, secteurs économiques, centres de recherche et société civile), a-t-il dit.

« Cette Maison s’impose aujourd’hui comme une nécessité récurrente, eu égard à son rôle comme un espace ouvert pour l’action au sein de la Méditerranée, qui est connue pour sa vulnérabilité climatique et ses multiples risques liés aux changements climatiques », a expliqué M. El Omari.

A cet égard, il a fait savoir que la MMC aspire à devenir une plateforme essentielle pour lutter contre les changements climatiques, à travers des partenariats entre les différents acteurs, et la fédération des efforts des individus et des collectivités, en vue de financer les projets prioritaires, notamment dans les domaines de l’économie verte, l’emploi, le renforcement des compétences et d’accompagnement des projets, notant que cette initiative se veut « une force douce influente », visant à valoriser les initiatives des intervenants de nature à sauver l’environnement dans la Méditerranée.

« Le destin commun entre les pays et les peuples du pourtour méditerranéen fait révéler un nouveau défi à relever, à savoir celui de l’unification des besoins et des efforts, en vue de permettre à la région méditerranéenne de s’ériger en modèle de transition écologique et énergétique », a-t-il poursuivi.

Pour sa part, la secrétaire d’Etat chargée du Développement durable, Nezha El Ouafi, a souligné que la MMC devra jouer un rôle primordial dans l’unification des efforts de tous les intervenants et les régions concernées dans la région de la Méditerranée, tout en mettant à leur disposition l’expérience nécessaire pour renforcer leurs compétences et garantir l’accompagnement des porteurs de projets dans le domaine de lutte contre le dérèglement climatique et ses effets néfastes.

Elle a ainsi tenu à rappeler que la COP22, tenue en novembre 2016 à Marrakech, a été une occasion pour affirmer la position du Maroc en tant que pays leader, de manière volontaire et significative, en matière de lutte contre les effets du changement climatique, de protection de l’environnement et d’instauration des fondements du développement durable, réitérant l’engagement du Royaume à développer des partenariats dans le cadre d’une coopération tripartite, que ce soit au niveau de la Méditerranée qu’en Afrique, à même de parvenir à réaliser les engagements relatifs à l’Accord de Paris.

De son côté, le président de l’Association des présidents des régions du Maroc, Mohand Laenser, a affirmé que les missions attribuées à la Maison méditerranéenne du climat sont placées au coeur des préoccupations des régions de la Méditerranée en général et celles du Royaume en particulier, notant que les derniers sommets du climat ont assuré que la réussite des politiques et des stratégies relatives à la lutte contre les effets des changements climatiques passe par le renforcement du rôle des collectivités territoriales et des acteurs locaux dans cette lutte internationale contre le réchauffement climatique.

Et d’ajouter que cette Maison aura un rôle important à jouer dans la formation et le renforcement des capacités des élus, ainsi qu’en matière de mise en place des financements nécessaires pour lutter contre le réchauffement climatique, d’autant plus que toutes les régions marocaines sont intégrées dans l’élaboration des plans régionaux pour la protection de l’environnement et la lutte contre les effets des changements climatiques.

Quant à la secrétaire d’Etat chargée de l’Eau, Charafat Afailal,, elle a souligné que cette rencontre, qui intervient suite aux recommandations de la 2ème édition du Forum MedCOP Climat, tenue à Tanger en juillet 2016, constitue un espace de consultation, de délibération et de consensus sur les moyens de relever les défis climatiques entre tous les acteurs non étatiques, les investisseurs, les consommateurs, le monde éducatif, ainsi que les acteurs gouvernementaux.

Elle a, à cet égard, précisé que la multitude des thématiques qui sont abordées lors de cette rencontre démontre de l’importance des aspects de financement, de l’emploi des jeunes, de la migration climatique et du renforcement des capacités pour faire face aux problématiques du changement climatique.

Pour l’ancien président de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur (Paca), initiatrice de la MedCOP21, Michel Vauzelle, « le Maroc a réussi, grâce à la vision éclairée de SM le Roi Mohammed VI, à s’engager pleinement dans le processus de régionalisation avancée et le règlement des grands problèmes de la région méditerranéenne, dont l’immigration clandestine et le terrorisme », précisant que cette rencontre vient consacrer les efforts engagés en matière de lutte contre les effets des changements climatiques, en poursuivant la même voie, à la faveur de l’initiative du Royaume.

Il a ainsi mis en avant l’importance de ces Rencontres dans la promotion du dialogue et l’échange d’expériences et de bonnes pratiques en matière de lutte contre le dérèglement climatique, notant que la question climatique doit être perçue comme un devoir moral envers l’humanité, et ce afin de promouvoir les valeurs de paix, de tolérance et de stabilité.

La Maison méditerranéenne du climat, qui sera le siège du Secrétariat permanent des MedCOP Climat, se veut un centre de ressources, un lieu de renforcement de capacités et un outil d’accompagnement et d’incubation de projets. Cette plateforme devrait accueillir chaque année les grands réseaux internationaux d’experts, de collectivités territoriales, d’acteurs économiques et de structures académiques pour faire le point sur l’Agenda méditerranéen des solutions et promouvoir son projet global.

Dès sa première année, la MMC va sélectionner 10 projets innovants, ambitieux et reproductibles, qui sont portés par des entreprises, des autorités locales, des associations et des structures académiques pour les accompagner et les aider à accélérer leur déploiement.

Cette grand messe est ponctuée d’une plénière de haut niveau sur les grandes questions sociétales liées au climat et à la mise en oeuvre des objectifs mondiaux de développement durable, et la question des migrations climatiques, ainsi que des rencontres avec les acteurs opérationnels autour du financement des projets, du renforcement des capacités, des stratégies et projets territoriaux et de la logistique MRV (mesurer, rapporter, vérifier).

A cela s’ajoutent des ateliers ouverts sur différents chantiers nécessaires au développement des MedCOP Climat et de la MMC, ainsi qu’une plénière sur « emplois des jeunes et lutte contre le changement climatique: quelles opportunités?.

mapecology.ma

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