vendredi , 20 juillet 2018

Touria El Glaoui : “Marrakech joue un rôle-clé sur la scène artistique”

Fadwa Miadi…

Rencontre avec la fondatrice et directrice de “1 : 54”, foire d’art contemporain africain dont la cinquième édition se tient du 5 au 8 octobre à Londres.

Quelle place occupe les artistes maghrébins dans votre foire ?

Les galeries d’Afrique du Nord occupent une place importante au sein de 1 : 54, même si elles étaient un peu frileuses au lancement de la foire, en 2013. Certaines ont eu besoin de se rendre sur l’événement pour se convaincre qu’elles avaient leur place au sein de cette plateforme dédiée à la création artistique africaine. Cependant, je ne trouve pas le parallèle Afrique du Nord/Afrique subsaharienne pertinent : le Sahara est bien plus un lieu de passage qu’une frontière. Pour notre cinquième édition à Londres, nous accueillerons six galeries du Maroc et de Tunisie. Ainsi, les artistes d’Afrique du Nord seront très bien représentés, avec quelques beaux projets, comme l’exposition solo du Tunisien Nidhal Chamekh par la Selma Feriani Gallery ou celle de la Marocaine Safaa Erruas par l’Atelier 21.

Quel regard portez-vous sur l’évolution du marché de l’art contemporain arabe et nord-africain ?

Il me semble particulièrement dynamique et porteur, avec de nombreuses galeries d’excellente qualité, sans compter les musées d’art contemporain qui ouvrent, notamment au Maroc où la scène culturelle est particulièrement dense. De plus en plus de collectionneurs se manifestent dans cette région et jouent leur rôle en soutenant les artistes de leur pays, un prérequis pour le développement de ces scènes artistiques.

Dès le lancement de 1 : 54, vous rêviez de l’implanter dans le continent. Ce sera donc chose faite à Marrakech, en février prochain.

Alors que nous fêtons les cinq ans de la foire à Londres, je suis très fière et enthousiaste à l’idée que 1 : 54-Marrakech soit lancé quelques mois plus tard, du 24 au 25 février 2018. Marrakech joue un rôle clé sur la scène artistique au niveau continental, de par le nombre de galeries présentes, ses musées (le Macaal, mais aussi le tout nouveau musée Yves-Saint-Laurent), les innombrables artistes qui y sont installés, le dynamisme de plusieurs centres d’art, comme Le 18, et bien sûr la qualité de la Biennale de Marrakech qui existe depuis douze ans. La ville ocre s’est imposée de façon naturelle comme un hôte parfait pour 1 : 54 où nous attendons dix-sept galeries internationales à La Mamounia. Le travail de plus de 60 artistes africains y sera dévoilé.

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