mercredi , 20 juin 2018

L’exposition “Lieux saints partagés” prolongée jusqu’au 21 mai à Marrakech

 Yasmine Bidar

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CULTURE – L’exposition itinérante du Mucem de Marseille, qui a fait escale à Paris et Tunis, est prolongée jusqu’au 21 mai à Dar El Bacha à Marrakech avant de s’envoler pour New York. L’occasion de voir (ou revoir) une exposition phare qui prône le vivre-ensemble, plus que jamais nécessaire dans le contexte actuel de crises et de repli sur soi.

“Réduire la peur de l’autre”

Au delà du dialogue inter-culturel, “Lieux saints partagés” est surtout un témoignage de la coexistence des trois religions monothéistes depuis la nuit des temps jusqu’à aujourd’hui. Juifs, chrétiens, musulmans: trois dogmes différents mais des lieux saints partagés, des croyances similaires, des pratiques communes.

“Cette exposition est née en 2015, dans un contexte d’attentats. Le but est de réduire la peur de l’autre, et plus encore, la peur de la religion de l’autre qui en Europe est souvent incarnée par l’islam”, explique au HuffPost Maroc, Manoël Pénicaud, anthropologue au CNRS et commissaire de l’exposition.

À chacune de ses escales, elle est déclinée et réécrite selon le pays d’accueil. Au Maroc, l’accent est mis sur les relations judéo-musulmanes à travers une scénographie immersive et une mise en perspective de ces deux communautés religieuses qui se côtoient depuis des siècles.

Le patrimoine judéo-musulman du Maroc mis en avant

“Lieux saints partagés” présenté à Dar El Bacha – Musée des confluences de Marrakech, met en lumière la dimension anthropologique, artistique et historique de certains monuments et permet de découvrir des objets et des oeuvres d’art provenant du Mucem mais aussi de collections marocaines.

“Nous avons essayé de nous adapter à ce lieu magnifique qui est un écrin de verdure au coeur de la ville ocre. Nous avons souhaité réécrire et tisser une exposition où se croisent des oeuvres françaises avec des oeuvres marocaines provenant, entre autres, de collections de Tanger et du musée du judaïsme de Casablanca”, précise Manoël Pénicaud. “Il y a un véritable travail sur le judaïsme qui met en avant la richesse du patrimoine judéo-musulman du Maroc et un subtil assemblage d’objets liturgiques qui permet une clé de lecture claire de l’exposition”.

Au fil du parcours, dans les huit salles du palais, le public est invité à se forger une opinion dépassant les frontières religieuses et vivre une expérience spirituelle qui est un pied-de-nez à l’obscurantisme.

Un rendez-vous culturel à ne pas manquer et qui confirme l’image que veut donner le Maroc de s’imposer, plus que jamais, comme une terre d’accueil et de tolérance.

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