mardi , 22 mai 2018

Marrakech abrite la 34e édition en 2024 le Congrès mondial sur la santé au travail

Après plusieurs années de déception, le Maroc a finalement été désigné pour l’organisation, en 2024, du 34e Congrès mondial sur la santé au travail de la Commission internationale de la santé au travail (CIST). Une belle occasion pour essayer d’améliorer la situation de la santé et sécurité au travail, un secteur plein de défaillance au Maroc.

Le secteur de la santé et sécurité au travail au Maroc souffre de plusieurs maux. Il est aujourd’hui urgent de disposer de moyens efficaces de prévention et des ressources humaines nécessaires pour préserver la santé des travailleurs. L’organisation du 34e Congrès mondial sur la santé au travail à Marrakech en 2024 sera peut-être l’occasion d’unir les efforts de tous les acteurs dans ce secteur pour améliorer la situation actuelle. «Malgré les multiples déceptions (en 2006 à Milan, en 2012 à Cancún et en 2015 à Séoul), nous n’avons pas cédé facilement et nous avons proposé une nouvelle fois cette année notre candidature. Et nous avons bien fait de persévérer puisque cette fois c’était la bonne. Au terme du 32e Congrès, tenu il y a quelques jours à Dublin, le Maroc a gagné le vote de la CIST avec 207 voix, devant le Canada (128 voix), l’Inde (110 voix) et la Thaïlande (94 voix)», se réjouit El Kholti Abdeljalil, président de la Moroccan Occupational Health Association (MOHA), en charge de la candidature du Royaume, en partenariat avec la Faculté de médecine et de pharmacie de l’université Hassan II de Casablanca. «Notre foi en un avenir radieux et notre ambition de contribuer au développement d’une véritable culture préventive de santé et sécurité au travail sont le moteur de cette candidature», ajoute-t-il lors d’un point de presse organisée mardi dernier à Casablanca. De son côté, Mustapha Aboumaarouf, doyen de la faculté de médecine, a souligné qu’au cours des six prochaines années, il est impératif de repenser et d’inventer un nouveau paradigme et de nouvelles perspectives durables en matière de promotion de la santé au travail. «Ce congrès est pour nous une date importante qui nous donnera le temps de détecter nos faiblesses et définir une feuille de route qui nous permettra d’améliorer la situation de la santé au travail.
Nous avons d’ailleurs commencé par saisir le Chef du gouvernement qui adhère complètement à notre vision, ainsi que les départements ministériels concernés à savoir celui de la Santé, de l’Emploi et de l’Enseignement supérieur», a indiqué Mustapha Aboumaarouf. Et d’ajouter : «L’organisation de la 34e édition du Congrès mondial sur la santé au travail se nourrit de la vision africaine du Maroc et sa volonté de renforcer la coopération Sud-Sud. Elle marque sa disponibilité à s’investir davantage dans le cadre d’une coopération multilatérale pour la réalisation de l’objectif 8 de l’Agenda 2030, celui de promouvoir la croissance économique soutenue partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous. La santé au travail en Afrique doit être un bien collectif, un levier avéré d’une meilleure productivité et un facteur de progrès et de développement socioéconomique durable».
Il est à noter que la ville de Marrakech succèdera à Melbourne (Australie) dans l’organisation de l’événement de référence dans ce domaine, qui se tient tous les 3 ans et attire près de 3.000  visiteurs issus de plus de 100 pays.

LEMATIN.ma

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