jeudi , 18 juillet 2019

L’agriculture urbaine, un secteur et des métiers «tendances»

Léa Lucas

FOCUS – La 56ème édition du salon de l’agriculture a fermé ses portes ce dimanche. Mais l’agriculture ne semble pas prête à quitter la capitale. Bien au contraire! Elle est déterminée à reconquérir les villes. Des fermes urbaines émergent… et les métiers qui vont avec aussi.

L’agriculture urbaine est une forme émergente de pratiques agricoles en pleine ville qui prend la forme de maraîcher, de petits élevages ou encore de cultures d’arbres fruitiers. Elle se retrouve un peu partout: à la verticale dans des tours, sur des toits de bâtiments, dans des jardins collectifs ou encore dans des hangars. Start-ups, associations et même particuliers s’y intéressent de plus en plus. «Ce n’est pas un créneau pour les gens branchés», souligne Pascal Hardi, le fondateur d’Agripolis. Ce nouveau système agricole fournit, en effet, de la nourriture à 1/4 de la population urbaine mondiale et cette tendance devrait évoluer considérablement d’ici à 2030, selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture).

Marie Dehaene, ingénieure en paysages de Sous Les Fraises, est également optimiste quant à l’avenir de l’agriculture urbaine et au rôle qu’elle peut jouer. D’une part car le végétal, en plus de nourrir, permettra de filtrer les eaux usées mais aussi de produire des aliments grâce au recyclage des déchets organiques. D’autre part, elle va «répondre à beaucoup d’enjeux notamment en créant de l’emploi, du lien social, en ramenant de la biodiversité en ville et en évitant les îlots de chaleur urbains. Ce sera le couteau-suisse des villes durables.» Les principaux métiers liés à ce secteur porteur sont: les cultivateurs urbains, les responsables des exploitations et les ingénieurs agronomes. À la différence des agricultures plus traditionnelles, les exploitations sont plus petites, plus intenses et plus diversifiées. Par ailleurs, la proximité avec les consommateurs nécessitera de disposer d’une fibre relationnelle plus grande. «Nos clients sont généralement juste en dessous», précise Marie Dehaene au Figaro. Sans compter, la curiosité des urbains qui sont de plus en plus nombreux à venir découvrir ces sites. L’heure est donc aux interactions!

lefigaro.fr/decideurs

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